James Armistead Lafayette, le premier espion des États-Unis
http://www.medarus.org/NM/NMPersonnages/NM_10_06_Biog_Blacks/nm_10_06_james_armistead.html
UN BLOG SUR LA LANGUE ET LA CULTURE FRANÇAISE POUR LES ÉTUDIANTS ESPAGNOLS. ET AUSSI SUR L'ACTUALITÉ, LES VALEURS RÉPUBLICAINES ET LA DÉMOCRATIE.
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jeudi 28 mars 2013
dimanche 11 mars 2012
jeudi 25 août 2011
mercredi 17 août 2011
samedi 13 août 2011
50è ANNIVERSAIRE DU MUR DE BERLIN (13 AOÛT 1961): LE MUR DE LA HONTE PENDANT 28 ANS. HOMMAGE AUX 150 MORTS.
150 PERSONNES SONT MORTES (BEAUCOUP ASSASSINÉES) EN ESSAYANT DE LE TRAVERSER POUR FUIR LE CAUCHEMAR SOCIALISTE.
MAIS TOUS LES CAUCHEMARS ONT UNE FIN!
samedi 23 juillet 2011
vendredi 15 juillet 2011
ÁNGEL SANZ-BRIZ: LE SCHINDLER ESPAGNOL
LE DICTATEUR ESPAGNOL PRIMO DE RIVERA (1923-1930) AVAIT FAIT UNE LOI DANS LE BUT DE PROMOUVOIR L'IMMIGRATION DES JUIFS D'ORIGINE SÉFARADE VERS L'ESPAGNE (SURTOUT CEUX QUI SE TROUVAIENT DANS LES TERRITOIRES DE L'ANCIEN EMPIRE OTTOMAN ET EN EUROPE DE L'EST). MÊME SI CETTE LOI FÛT ABROGÉE SOUS LA DEUXIÈME RÉPUBLIQUE, SANZ-BRIZ RÉUSSIT À CONVAINCRE LE RÉGIME DE FRANCO (LE DICTATEUR ESPAGNOL VOYAIT EN 1944 QUE LA GUERRE ÉTAIT PERDUE POUR L'ALLEMAGNE, ET QU'IL DEVAIT S'ATTIRER LA SYMPATHIE DES ALLIÉS S'IL VOULAIT QUE SON RÉGIME PUISSE SURVIVRE À LA CHUTE DU TROISIÈME REICH), POUR ACCUEILLER QUELQUES MILLIERS DE JUIFS HONGROIS. LA CONDITION ÉTAIT QU'ILS DEVAIENT ÊTRE D'ORIGINE SÉFARADE (DESCENDANTS DES JUIFS EXPULSÉS DE FORCE D'ESPAGNE EN 1492).
lundi 4 juillet 2011
dimanche 19 juin 2011
GUILLAUME DE HUMBOLDT
http://www.cosmovisions.com/GuillaumeHumboldt.htm
Humboldt (Friedrich Wilhelm (Guillaume) Christian Karl Ferdinand, baron de). - Homme d'Etat, philologue, critique et poète allemand
, né à Potsdam le 22 juin 1767, mort au château
de Tegel, près de Berlin
, le 8 avril 1835. Son père, Alexander Georg (1720-1779), major dans l'armée prussienne
et chambellan du roi, avait pris, comme aide de camp de Ferdinand de Brunswick, une part glorieuse à la guerre de Sept ans. Guillaume de Humboldt et son frère cadet Alexandre de Humboldt, élevés à Tegel sous l'oeil vigilant d'une mère intelligente et austère, eurent pour communs précepteurs J.-H. Campe, le célèbre pédagogue, Christian Kunth, jeune savant de distinction, et J.-J. Engel, l'éminent auteur du Philosophe pour le monde. En 1783, ils furent envoyés à Berlin, en 1787, à Francfort-sur-l'Oder, puis, à un an d'intervalle (Guillaume en 1788 et Alexandre en 1789), à Goettingue, où l'illustre Heyne, tout en leur enseignant l'archéologie et la philologie, les initia aux doctrines de Kant. Cependant Guillaume inclinait davantage vers la littérature et la politique, Alexandre vers les sciences naturelles. La Révolution française acheva de séparer leurs destinées.
Wilhelm von Humboldt.
"LE LANGAGE EST L'ORGANE QUI FORME LA PENSÉE"
Humboldt (Friedrich Wilhelm (Guillaume) Christian Karl Ferdinand, baron de). - Homme d'Etat, philologue, critique et poète allemand
Déjà pénétré des idées franchement et largement libérales qu'il ne devait, sa vie durant, cesser de professer, Guillaume salua avec un juvénile enthousiasme la nouvelle ère et, en compagnie de son ancien maître Campe, partit dès juilllet 1789 pour Paris, afin de voir de près les événements et les hommes. L'impression qu'il ressentit fut profonde, et ses deux premiers écrits, qu'il composa à quelques mois de distance, en 1791, mais le second, le plus important, ne parut qu'assez longtemps après sa mort, furent deux professions de foi en faveur de la liberté individuelle et contre le socialismed'Etat ldeen ueber Staatsverfassung durch die neue franzoesische Constitution veranlasst (Berlinischer Monatschrift, janvier 1792) et Ideen zu einem Versuch, die Grenzen der Wirksamkeit des Staates zu bestimmen (Breslau, 1851; traduction française par H. Chrétien, Paris, 1867, in-12).
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Wilhelm von Humboldt.
Guillaume de Humboldt passa à Weimar
, à léna, à Erfurt, à Halle et à Auleben, près de Nordhausen, les années 1790 à 1792, s'appliquant avec avidité, dans la fréquentation de F.-A. Wolf, à l'étude de la langue, de la littérature et de l'art grecs, et associant à ces travaux, par lesquels il se préparait à ses admirables traductions métriques de l'Agamemnon
(Leipzig, 1816; nouvelle édition, 1857), des choeurs des Euménides
et de la seconde ode
olympique de Pindare, sa jeune femme, Karoline von Dacherode, riche et noble héritière, qu'il avait épousée en juillet 1791. Vers le même temps, il fit la connaissance de Schiller, et entre ces âmes d'élite se noua une étroite et fidèle amitié, qui a exercé sur leurs oeuvres réciproques une influence des plus salutaires et dont un impérissable témoignage nous a été conservé par la publication, due à Guillaume de Humboldt lui-même, de leur édifiante correspondance : Briefwechsel zurischen Schiller und W. von Humboldt (Stuttgart, 1830; 2e éd., 1876). Il compta aussi Goethe parmi ses intimes. De même que Schiller, il l'aida de ses conseils et de ses inspirations et il donna en 1799 un commentaire de son Hermann et Dorothée (Brunswick, 1822, 4e éd.), qui est un des chefs-d'oeuvre de la critique allemande.
A la fin de 1797, il était venu, avec les siens, se fixer Paris. Il y fit un séjour de quatre années, interrompu par un voyage de six mois en Espagne
, d'où il rapporta une riche moisson de documents sur les anciens idiomes ibères, notamment sur le basque. En 1801, il fut envoyé à la cour pontificale comme ministre résident de Prusse
et en 1806 il fut promu sur place ministre plénipotentiaire. Quoique luthérien
, il conquit auprès de Pie VII une rapide et considérable influence. Du reste, les affaires ne lui firent pas délaisser l'étude, et à Rome, comme précédemment à Paris, il sut profiter, en lettré et en artiste, des trésors accumulés dans les collections et dans les bibliothèques. Rentré à Berlin
en 1808, il fut aussitôt chargé, dans le ministère Altenstein-Dohna, de la direction de l'instruction publique et des cultes, fonda en 1810 l'université de Berlin, qu'il dota d'un enseignement aussi vaste et aussi libre que possible, et, la même année, fut nommé ministre plénipotentiaire à Vienne.
Au congrès de Prague
, où il représentait la Prusse, Guillaume de Humboldt parvint à triompher des irrésolutions du prince de Metternich et entraîna l'Autriche
dans la coalition contre Napoléon. Durant les deux années qui suivirent, on le retrouve à toutes les conférences diplomatiques, à Francfort, à Châtillon
, à Paris
, où il entra avec l'armée des alliés, au congrès de Vienne, où en même temps qu'il lutta avec une suprême, mais inutile énergie en faveur de l'indépendance allemande, il se montra, à l'égard de la France
vaincue, d'une implacable exigence, réclamant pour son pays la cession de l'Alsace, que du reste il n'obtint pas. La paix signée, il prit encore part à la diète de Francfort, au congrès d'Aix-la-Chapelle
, fut entre temps ambassadeur à Londres
(1817) et entra, le 11 janvier 1819, dans le ministère prussien
avec la direction des affaires provinciales et communales. Il y resta à peine un an. Son libéralisme et sa loyauté ne pouvaient s'accommoder de la politique rétrograde et autoritaire de Frédéric-Guillaume III. Ayant hardiment réclamé du roi la constitution par lui promise, il se vit, le 31 décembre, brutalement exclure du cabinet, en même temps que destituer de ses fonctions de conseiller d'Etat, qui ne lui furent rendues qu'en 1830. Il se retira sur sa terre de Tegel et reprit, pour ne plus les interrompre, ses immortels travaux de philologie comparée. Durant les quinze années qu'il vécut encore, il ne quitta guère Tegel que pour aller assister aux séances de l'Académie des sciences de Berlin, qui l'avait élu membre en 1810. Il faisait également partie depuis 1825, à titre d'associé étranger, de l'Académie des inscriptions et belles-lettres de Paris.
Guillaume de Humboldt avait débuté, comme littérateur, par un volume d'essais critiques : Aesthetischen Versuchen (Brunswick, 1799), qui renferme entre autres ses commentaires du Reineke Fuchs et de l'Hermann und Dorothea de Goethe, duSpaziergang de Schiller. A la même époque appartiennent quelques-unes de ses meilleures productions philosophiques (Rezension über Jacobis Woldemar; Ueber den Gesehlechtsunterchied; Ueber mœnnliche und weibliche Form, etc.) et ses premières traductions de poètes grecs. Puis parurent les deux livres où il a consigné les résultats de ses profondes et consciencieuses recherches sur la langue basque :Berichtigungen und Zusœtze zu Adelunys Mithridates ueher die kantabrische oder baskische Sprache (Berlin, 1817); Prüfung der Untersuchungen über die Urbewohner Hispaniens vermittelst der baskischen Sprache (Berlin, 1821; traduction française parA. Marrast, Paris, 1866, in-8).
Mais ce fut seulement après sa disgrâce, dans le calme de Tegel, que Guillaume de Humboldt composa la partie capitale de son oeuvre philologique, celle qui a plus spécialement trait aux vieux idiomes de l'Asie et de l'Océanie. Elle comprend de nombreux mémoires insérés dans les Abhandlungen de l'Académie de Berlin
, dans le Journal asiatique, dans les Transactions de la Royal Asiatic Society, et plusieurs ouvrages à part : Ueber das vergleichende Sprachstudium in Beziehung auf die verschiedenen Epochen der Sprachentwicklung (Académie de Berlin, 1820), Ueber die unter dem Namen Bhagavad-Gita bekannte Épisode des Maha-Bharata
(Berlin, 1826); Supplément à la grammaire japonaise du P. Rodriguez (Paris, 1826, in-8); Lettre à M. A. de Remusat sur la nature des formes grammaticales et sur le génie de la langue chinoise (Paris, 1827, in-8); Ueber den Dualis (Berlin, 1828);Ueber die Verwandtschaft der Ortsadverbien mit dem Pronomen in einigen Sprachen(Berlin, 1830); Ueber die Kawisprache auf der Insel Java (Berlin, 1836-1840, 3 vol. in-4, posth.). Ce dernier n'est que la première pierre d'un gigantesque monument qu'il voulait élever à la philosophie du langage et qui devait offrir un tableau d'ensemble et comparatif de tous les idiomes de l'ancien et du nouveau monde. Tel quel, c'est un chef-d'oeuvre, et son introduction, traduite dans diverses langues, a fait époque dans l'histoire des études étymologiques; elle a paru à part sous le titre : Ueber die Verschiedenheit des menschlichen Sprachbaues und ihren Ein fluss auf diegeistige Entwickelung des Menschengeschlechts (Berlin, 1836; 3° éd., 1883; traduction française par A. Tonnellé, Paris, 1859, in-8).
Nous avons déjà signalé la correspondance de Guillaume de Humboldt avec Schiller. Il en entretint également de fort suivies avec Charlotte Diede, une jeune dame dont il avait fait connaissance, en 1788,à Pyrmont, avec F.-G. Welcker, avec Chr.-G. Koerner, avec Goethe, avec Fr.-H. Jacobi; elles ont eu à leur tour les honneurs de l'impression, la première, d'un charme exquis, sous le titre : Briefe an eine Freundin (Leipzig, 1847, 2 vol.; 11e éd., 1883), les suivantes en 1859 (Berlin), en 1869 (id.), en 1876 (Leipzig), en 1892 (Halle). Après sa mort, son frère Alexandre a donné une édition complète de ses oeuvres : W. von H. gesammelte Werke (Berlin, 1841-1852, 7 vol. in-8), où l'on trouve, outre tous les écrits déjà mentionnés, un grand nombre de poésies, entre autres deux poèmes dans le genre élégiaque, Alexander von Humboldt et Rom, et de jolis sonnets
réunis ensuite en un volume (Berlin, 1853). Une édition spéciale de ses travaux philologiques a paru plus tard, avec un commentaire de H. Steinthal : Die sprachphilosophischen Werke Wilhelm's von Humboldt (id., 1883). A citer encore une réédition de ses Abhandlungen über Geschichte und Politik (id.,1870). Ses manuscrits sont à la bibliothèque de Berlin
, à laquelle il les a légués. Une statue lui a été élevée en 1884, ainsi qu'à son frère, devant l'université de cette ville. (Léon Sagnet).
mardi 19 avril 2011
HOMMAGE AU PREMIER MAIRE NOIR DE FRANCE, MORT EN DÉPORTATION EN 1945
La ville du Mans dédie samedi une place à Raphaël Elizé, le premier maire noir de l’Hexagone, élu en 1929 dans la petite ville de Sablé-sur-Sarthe.
"Figure injustement oubliée"
"Il s’agit d’une figure extraordinaire, injustement oubliée, qui rappelle que la France d’Outre-mer enrichit la France métropolitaine. Un message utile en ce moment", souligne le maire du Mans, Jean-Claude Boulard (PS).
Le jeune Martiniquais arrive en 1919 à Sablé, petite ville de 5.000 habitants de la Sarthe rurale et conservatrice, "car on y cherchait un vétérinaire". Dix ans plus tard, il devient le premier maire socialiste de cette commune - aujourd’hui fief de François Fillon.
"Il exerçait un véritable ascendant par son affabilité, son efficacité, sa force et son sens des responsabilités. En dix ans, il a complètement fait oublier la couleur de sa peau", relève Patrick Communeau, historien local co-auteur d’un ouvrage sur Elizé ("Raphaël Elizé (1891-1945), Premier maire de couleur de France métropolitaine", Editions du Petit pavé).
"Il s’agit d’une figure extraordinaire, injustement oubliée, qui rappelle que la France d’Outre-mer enrichit la France métropolitaine. Un message utile en ce moment", souligne le maire du Mans, Jean-Claude Boulard (PS).
Le jeune Martiniquais arrive en 1919 à Sablé, petite ville de 5.000 habitants de la Sarthe rurale et conservatrice, "car on y cherchait un vétérinaire". Dix ans plus tard, il devient le premier maire socialiste de cette commune - aujourd’hui fief de François Fillon.
"Il exerçait un véritable ascendant par son affabilité, son efficacité, sa force et son sens des responsabilités. En dix ans, il a complètement fait oublier la couleur de sa peau", relève Patrick Communeau, historien local co-auteur d’un ouvrage sur Elizé ("Raphaël Elizé (1891-1945), Premier maire de couleur de France métropolitaine", Editions du Petit pavé).
Réélu en 1935, le maire antillais fait construire la première piscine olympique de l’ouest de la France, crée une cantine communale et une consultation pédiatrique gratuite à l’hôpital local. Les Allemands le destituent le 9 août 1940, à son retour du front. "Il est insupportable pour l’armée allemande de reconnaître comme maire en territoire occupé un homme de couleur et de discuter avec lui", comme le dit l’arrêté de la Feldkommandantur.
Agent de liaison pour la résistance
Elizé reprend son activité de vétérinaire. "A ce titre, il avait droit à un laisser-passer, ce qui lui permettait de jouer les agents de liaison pour la résistance", indique M. Communeau.
Dénoncé, il est arrêté en 1943, torturé et déporté à Buchenwald où il meurt le 9 février 1945 après avoir été blessé dans un bombardement allié. Depuis la Libération, la place de la mairie de Sablé porte son nom.
Elizé reprend son activité de vétérinaire. "A ce titre, il avait droit à un laisser-passer, ce qui lui permettait de jouer les agents de liaison pour la résistance", indique M. Communeau.
Dénoncé, il est arrêté en 1943, torturé et déporté à Buchenwald où il meurt le 9 février 1945 après avoir été blessé dans un bombardement allié. Depuis la Libération, la place de la mairie de Sablé porte son nom.
"Son modernisme et son enthousiasme ont profondément marqué les Saboliens" et son élection a symbolisé une "première avancée de la lutte contre les préjugés", relève dans un communiqué à l’AFP le Premier ministre, François Fillon, qui fut maire de Sablé de 1983 à 2001.
Mais l’avènement du premier maire noir de l’Hexagone est loin d’avoir fait école, se désole le Conseil représentatif des associations noires (Cran) de France. "Avec cinq maires noirs pour 35.000 communes de France métropolitaine aujourd’hui, le progrès est insignifiant depuis la IIIe République", s’indigne Patrick Lozès, président du Cran. La population noire est évaluée à "5 millions de personnes" dans l’Hexagone mais le Parlement (Assemblée nationale et Sénat) ne compte qu’une seule députée noire élue dans l’Hexagone. "Cette inégalité est choquante au regard des valeurs de la France", estime M. Lozès.
Mobilisé pour la guerre de 14-18
Elise, la grand-mère de Raphaël Elizé, qui a donné son nom à la famille, "était une esclave affranchie convaincue que la seule manière de progresser passait par l’instruction et le travail", comme l’explique Jean-Max Elizé, un de ses petits-neveux, qui assistera à la cérémonie.
Né en 1891 au Lamentin, en Martinique, son grand-oncle, fils d’un haut fonctionnaire des impôts, s’était réfugié en métropole à l’âge de 11 ans, après l’éruption de la Montagne Pelée (30.000 morts) en 1902. Il passe son bac au lycée Buffon à Paris puis intègre l’école vétérinaire de Lyon dont il obtint le diplôme juste avant d’être mobilisé pour la guerre de 1914-1918.
Mais l’avènement du premier maire noir de l’Hexagone est loin d’avoir fait école, se désole le Conseil représentatif des associations noires (Cran) de France. "Avec cinq maires noirs pour 35.000 communes de France métropolitaine aujourd’hui, le progrès est insignifiant depuis la IIIe République", s’indigne Patrick Lozès, président du Cran. La population noire est évaluée à "5 millions de personnes" dans l’Hexagone mais le Parlement (Assemblée nationale et Sénat) ne compte qu’une seule députée noire élue dans l’Hexagone. "Cette inégalité est choquante au regard des valeurs de la France", estime M. Lozès.
Mobilisé pour la guerre de 14-18
Elise, la grand-mère de Raphaël Elizé, qui a donné son nom à la famille, "était une esclave affranchie convaincue que la seule manière de progresser passait par l’instruction et le travail", comme l’explique Jean-Max Elizé, un de ses petits-neveux, qui assistera à la cérémonie.
Né en 1891 au Lamentin, en Martinique, son grand-oncle, fils d’un haut fonctionnaire des impôts, s’était réfugié en métropole à l’âge de 11 ans, après l’éruption de la Montagne Pelée (30.000 morts) en 1902. Il passe son bac au lycée Buffon à Paris puis intègre l’école vétérinaire de Lyon dont il obtint le diplôme juste avant d’être mobilisé pour la guerre de 1914-1918.
Philippe Schwab (AFP)
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